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SUJET: Crise morale :
#33795
Crise morale : Il y a 1 Année, 2 Mois Karma: 55
Quand les difficultés s’amoncèlent dans plusieurs domaines, on y ajoute bien souvent une crise morale. Ce qui est tout à fait normal puisque c’est précisément dans ces moments là que l’on est amené à s’interroger et à remettre en cause beaucoup plus de choses.

Nous assistons à une crise systémique, du système financier qui entraîne à son tour une crise économique, sociale… Et forcément morale.

Ah ! L’humain, cet éternel insatisfait… Ou cet éternel satisfait… L’humain s’interroge… Il imagine ce que pourrait être une société idéale… D’ailleurs sans jamais l’atteindre…Ainsi soit la réalité et la nature profonde de l’humain.
Il y a autant de projets de société qu’il y a de groupes d’individus, pour ne pas dire, autant de projets spécifiques par individus.

Déjà dans les périodes plus calmes, par temps plus calme, l’homme à tendance à s’interroger davantage, en conséquence dans des périodes plus tourmentées ses interrogations sont encore plus exacerbées.

En période plus trouble l’humain est plus désarçonné, il est plus complexe, il est désorienté, ce qu’il pensait être une certitude devient tout à coup plus trouble que ce qu’il croyait savoir, il ne sait plus, il devient plus dubitatif, il remet tout en cause… Sans savoir avec précision ce qu’il va mettre à la place.

Néanmoins dans tous les cas de figures, même dans les périodes les plus calmes, l’homme a déjà pour habitude de s’interroger plus ou moins. (Consciemment et / ou inconsciemment)
Il est en recherche… De quelque chose de meilleur… Il recherche et aspire à vouloir comprendre et a toujours se dépasser… Ou de ne pas rechercher et aspirer à vouloir comprendre et toujours se dépasser… quand il décide de ne pas être rationnel… Mais tout de même, une vie c’est à la fois court et plus long qu’on le pense… Et donc dans la majorité des cas son destin est de s’interroger, de rechercher et d’aspirer à vouloir comprendre et à toujours se dépasser. Cet état de recherche fait parti de sa nature profonde.

S’il est en état de recherche permanente, l’homme n’est pas toujours certain de pouvoir répondre à tous ses questionnements d’une façon satisfaisante. Et puis dans cette propre recherche, il peut aussi être amené à se poser la question de savoir s’il peut le faire dans le cadre de cette recherche précisément… Est-ce bien la bonne solution d’aborder les problèmes sous cet angle ?…

Dans une célèbre chanson, Jean Gabin nous chantait : « Je suis au soir de ma vie, à ma fenêtre… Cette boule qu’on appelle la terre… Je ne sais toujours pas comment elle peut arriver à tourner… Mais il y a au moins une chose que je sais… C’est que dans la vie, on ne sait jamais rien… Et pourtant quand j’étais jeune de disais : Je sais, Je sais, Je sais… »

Bien sûr, les idées fournies clefs en main ne manquent pas… Nous héritons de toutes les richesses fournies par les différentes civilisations qui nous ont précédées, de leurs cultures, de leurs sciences, de leurs religions, de leurs intelligences… Et à tout cela nous avons le droit d’y accéder librement si nous voulons en bénéficier…

Ces différentes écoles de pensées qu’elles soient religieuses, philosophiques ou autres… Font sans doute parti de nos « raisons de vivre ».
Pour y avoir droit à toutes nos libertés, nous avons le devoir de s’en donner les « moyens »… Et ces moyens ce sont, ce que l’on peut appeler nos « conditions de vie »… Et sans « conditions de vie » satisfaisantes, il ne peut pas y avoir de « raisons de vivre ».
De même que l’inverse est aussi valable, puisque sans « raisons de vivre » il n’y a point de « conditions de vie » possibles. L’humain pour vivre n’a pas besoin seulement de pain et de vin, il doit aussi avoir une perspective morale et éthique pour retrouver la pêche… Et pour cela il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. Il faut s’assurer des conditions de vie décentes pour se donner les moyens d’avoir accès à la recherche et toutes nos libertés y compris notre liberté de pensée.

Il est évident qu’un homme qui refuserait de s’alimenter, de se loger… et de participer à la production de biens et / ou de services qui lui permettent précisément de satisfaire ces besoins, s’exclurait de lui-même à l’accès de sa propre recherche, à toutes les cultures et à toutes ses libertés fondamentales.

C’est pourquoi l’homme consacre la plupart de son temps de vie, à « gagner sa vie » par des actions qu’il exécute consciemment et inconsciemment en consommant et en produisant les biens et les services indispensable à sa propre survie.

Et l’homme n’est pas seul dans la vie, il est au milieu de ses contemporains, il appartient aussi à une collectivité publique. Et cela impose des règles de bonne entente et de coexistence avec l’autre. S’il veut vivre, là aussi, il doit observer des règles.

Autant comme l’on peut considérer que ses « raisons de vivre » appartiennent à la sphère privée, on peut aussi considérer que les règles de bonnes conduites en collectivité appartiennent, elles à la sphère publique.
La sphère publique s’occupe seulement d’assurer de bonnes « conditions de vie » qui permettent à chaque individu d’exercer librement ses « raisons de vivre »… Et cela sans interférer sur le « sens » même de ses « raisons de vivre » de l’individu en question.
L’Etat ne devant dans ce cas qu’intervenir que si vraiment la pratique de cette liberté empiète ou entrave la liberté d’un autre individu. C’est en quelque sorte la véritable « laïcité ».

Nous avons à nous adapter directement à l’esprit de ces règles communes.

Pour l’homme englouti dans ses problèmes du quotidien, tout est à la fois simple et compliqué. Tout peut lui paraître complexe. Il est le plus souvent perplexe et désorienté.
Il faut remettre l’homme au centre de l’écriture. C’est ici une question de la liberté de l’homme, de son libre arbitre, de sa dimension morale, philosophique ou religieuse, de sa liberté individuelle de construire sa vie. L’homme est libre. Pour cela il a, à sa disposition tout un éventail de richesses culturelles.

Il est évident que pour assurer cette liberté fondamentale, (cette raison de vivre) l’homme a besoin de bonnes « conditions de vie »… Et en l’occurrence d’une économie pour survenir à ses besoins… Et nous en arrivons à la sphère publique et donc politique.

Nous partons de cette idée vers l’acte. Ceci est à la fois, une idée soumise à un acte vital, et un acte soumis à l’idée.
Faut-il continuer à agir sans y penser ?… Et penser… N’est pas forcément agir !
De toute façon, il faut bien faire la symbiose entre la pensée et l’action.

Il s’agit d’une certaine conscience de l’action directe en train de se réaliser directement, spontanément, sans inquiétudes… Est-ce de l’ordre de la pensée et / ou du raisonnement ?… Ou est-ce que cela transcende la pensée et le raisonnement ?…

Nous laisserons nos penseurs se pencher et trancher la question si le cœur leur en dit.

Toujours est-il, que cette sorte de sensation, ou de symbiose entre la pensée et action, nous porte à se concentrer si possible avec précision, détermination, courage, combat, et sans inquiétudes inutiles, sur nos principales conditions de vie.
 
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