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L’Education Nationale est une machine à fabriquer de l’exclusion, car sa seule et unique mission était de nous bichonner des élites de demain, pour les grands corps, pour qu’il se comporte en caste détendeur de tous les pouvoirs et garants de la survie du système Capitalo-Libéral Débridé.
La formation de citoyen responsable, détendeur des moyens d’exercer son libre arbitre n’était de toute façon pas au programme, avoir des gens qui pensent et qui puissent émettre des opinions est trop dangereux pour le système.
En 1992 des lycéens majeurs étaient encore considérés comme des collégiens irresponsables, tout juste capables d’inventer des moyens de tricherie pour bénéficier du système, mais bonne fille, l’institution a promus de bons prussiens capables de parer à tous les mauvais coups, à la tête des établissements.
Quand l’école de la république va-t-il montrer les bienfaits de la démocratie ? en l’appliquant dans ces murs.
Depuis que je suis en âge de raisonner, j’ai entendu dans toutes les langues, des enseignants de toutes latitudes, le leitmotiv suivant : " le niveau baisse " « on leur donne le bac, de mon temps » etc..
Cela fait 50 ans que notre Education Nationale a été cogérée par les syndicats, aucune réforme n’a pu être mise en place sans assentiment des personnels, l’institution a fonctionné dans un carcan de moyenne basse, en abandonnant sur le bord de la route tous ceux qui ne convenaient pas au moule, créant de fait une discrimination par l’argent, les plus riches ayant les moyens d’offrir des structures privées, elles se sont emparés du créneau pour leur plus grand profit et avec des résultats très contrastés. Les syndicats se sont bien gardés d’aller vérifier dans ces lieux, les méthodes et les conditions de travail, trop heureux de se débarrasser des empêcheurs d’enseigner sagement et en paix.
Mais combien d’entre nous n’ont pas eu connaissance de tel ou tel professeur à éviter dans tel collège ou lycée.
Ce professeur, qui a sévi sur deux ou trois générations en toutes impunités. Prompt à manifester pour une classe ou une cantine, je n’ai jamais vu aboutir les plaintes légitimes de parents d’élèves à l’encontre d’incompétents notoires, j’ai même vu des mères se battre pour faire changer de classe leurs enfants afin de leur éviter ce qu’elles avaient vécu.
Nous avons été des lâches, ce sont nos mômes qui ont trinqué.
Que dire des orientations arbitraires, sans aucun contrôle ou médiateur extérieur à l’institution. Qui s’est élevé contre cette aberration ?
Les organisations de parents d’élèves étant noyautées par les enseignants parents syndiqués. Ils ont empêché tout débat qui touchait à leur prérogative d’enseignants, contenu et méthode, eux seuls étaient à même de savoir ce qui est bon pour nos chers chérubins.
Si n’importe quel quidam peut venir mettre son grain de sel, ou va t-on ! ! !
Et oui, la démocratie pour soit c’est bien, mais lorsque l’ont veut vous l’appliquer, c’est une autre paire de manches . AS+
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