Débats
Bienvenue, Invité
Merci de vous identifier ou de vous inscrire.    Mot de passe perdu?
Pour un ministère de la recherche et de l’industrie
(1 lecteur(s)) 1 Invité(s)
Aller en bas
SUJET: Pour un ministère de la recherche et de l’industrie
#33997
Pour un ministère de la recherche et de l’industrie Il y a 1 Année, 2 Mois Karma: 29
Pour un ministère de la recherche et de l’industrie

Promesse non tenue, déclin en vue

En 2000, l’Europe inquiète de sa désindustrialisation et de sa perte de compétitivité, a adopté l’Agenda de Lisbonne promettant de conscrer 3% du PIB à la recherche. En 2007 encore, tous les candidats à l’élection présidentielle promettaient de s’y conformer. Promesse non tenue, et de beaucoup : pour la France, 2.26% du PIB en 2010. Encore (pour combien de temps ?) cinquième puissance économique, la France est quatorzième pour son effort de recherche ; alors que la recherche et l’innovation sont plus que jamais les conditions de la croissance, comment pouvons nous espérer redresser notre industrie et notre économie ?
Cette faiblesse de l’investissement en recherche et développement est essentiellement due à l’anémie de la recherche privée. La part du public (0.76% du PIB) est dans la moyenne de l’OCDE, celle du privé est plus basse (1.3% contre 1.9 aux USA et 1.7 en Allemagne, 2.5 en Suède et au Japon par exemple).
La France manque en particulier de « jeunes pousses » ayant poussé, de PME ayant une activité de R et D importante dans des secteurs d’avenir.

Le small business act à la Française

Il est donc indispensable de développer la recherche et l’innovation dans les PME, en particulier par la synergie avec la recherche publique et la valorisation et le transfert de ces techniques et découvertes. La situation est similaire à celle qui a conduit au Small Business act aux USA, en 1980, lorsque le gouvernement fédéral s’est aperçu qu’il était à la tête de 30.000 brevets dont seulement 5% éteint commercialement exploités. Pour créer les PME innovantes qui nous manquent, il faut s’inspirer de ces recettes, notamment transférer la propriété intellectuelle moyennant redevances en cas de succès, réserver aux PME les marchés publics inférieurs à un certain montant (100.000 dollars aux US) ou les marchés auxquels au moins deux PME peuvent répondre, faire en sorte que tous les marchés inférieurs à 1 million de dollars donnent lieu à des plans de sous-traitance avec engagement d’en confier une partie aux PME, obliger les agences de recherche à externaliser une partie de leur recherche aux PME
L’Etat doit favoriser la créations de clusters d’innovation, relancer les pôles de compétitivités, augmenter de beaucoup les collaborations triparties entre laboratoires publics, PME et grandes entreprises. Le Crédit d’Impôt rechercher doit aussi être réorienté dans cette direction. Les grands groupes doivent cesser de traiter les PME comme des sous-traitants corvéables à merci et s’engager dans des politiques de collaborations ; Airbus vient de le comprendre en allongeant ses durées de commandes fermes à six mois et plus, ce qui permet plus de visibilité et un meilleur accès au financement bancaire pour les sous-traitants.

Réforme du financement : « SBIR et Chapter S »

A cela doit s’ajouter une réforme du financement des phases d’amorçage, que le capital risque ne sait pas assumer. Cela passe par la création d’un important programme public de capital amorçage sur la modèle du SBIR (Small business investment research), mais aussi par un encouragement à l’investissement privé sur le modèle du « Subchapter S », adapté aux sociétés innovantes nouvelles. Dans les Subchapter S, la responsabilité de l’actionnaire est limitée au montant de ses actions et les pertes courantes, dans la phase de création, sont transférées aux actionnaires qui peuvent déduire ces pertes de leurs revenus. L’Etat, au lieu de subventionner directement une entreprise innovante en création, subventionne des partenaires privés qui y investissent, ce qui se révèle souvent plus efficace et moins coûteux pour les finances publiques

Il faut un ministère de la recherche et de l’Industrie

Pour rattraper son retard en investissement dans l’innovation et la recherche privée, la France doit donc mener une politique volontariste d’industrialisation, de valorisation de la recherche publique, d’encouragement aux sociétés innovantes et aux collaborations entre institutions publiques, grands groupes et PME. Le financement des jeunes sociétés innovantes doit être revu, une politique de commandes publiques doit les favoriser. A cette condition, la France pourra maintenir son rang, ses industries, ses emplois, et voir naître des Amgen (médicaments, créé en 1980, 1400 employés aujourd’hui) , Quakcomm (téléphonie mobile, 1985, 9000 employés) ou Genzyme ( test génétiques,1981, 8000 employés)
Pour mener cette politique d’innovation, il faut retrouver l’ambition de 1981 et créer un ministère de la Recherche et de l’Industrie.
De fait, le développement de la politique de valorisation de la recherche publique fut un des grands axes de la politique en matière de recherche des premiers gouvernements socialistes, avec notamment Jean-Pierre Chevènement, ministre de la Recherche et de l'Industrie (1981-1983), et notamment avec la loi de programmation et d’orientation de 1982, qui institua la valorisation comme une des missions de la recherche publique.
 
Connecté Connecté
  L'administrateur a désactivé l'accès public en écriture.
#34009
Re: Pour un ministère de la recherche et de l’industrie Il y a 1 Année, 2 Mois Karma: 1
je comprends pas grand chose a tout ça.
si ce n'est qu'on devrait aider ceux qui veulent démarrer une petite entreprise.
et j'ai du mal a comprendre ce qu'une petite entreprise peut fait en recherche de nouveautés, si ce n'est de fabriquer a coup le plus bas possible ce qui est succeptible de se vendre.
mais je raisonne avec ce qui se passe dans notre bout du monde. ou il n'y a plus la moindre usine. autrefois il y avait une ganterie, une scierie, une usine de plastiques sur le plateau a Ste Sigolène, c'est pas si loin que ça les années 80, et maintenant il n'y a plus que le supermarché qui occupe les jeunes pour travailler. alors ils partent a Aubenas ou encore plus loin.
mais on a commencé par supprimer le train, puis les autocars ne circulent plus que deux fois par jour.

tu dis un momment : l’Etat, au lieu de subventionner directement une entreprise innovante en création, subventionne des partenaires privés qui y investissent, ce qui se révèle souvent plus efficace et moins coûteux pour les finances publiques
ça voudrait dire si je comprends tout qu'on donne de l'argent a ceux qui vont en donner aux entreprises. et pourquoi on leur donne pas directement ? c'est qui finalement les partenaires privés, d'autres usines ou des particuliers ?
et si l'état prête une somme a quelqu'un qui reprète encore un autre j'ai le doute que ça soit moins cher pour l'usine qui veut s'agrandir.

enfin un ministère de l'industrie, il y en a toujours eu un, mais je sais pas s'il s'occupe vraiment de nous ou simplement des grosses industries. ça n'a pas empêché en tout cas de voir fermer toutes les sociétés dont on entend parler si souvent, de les voir partir a l'étranger. pas loin de chez nous c'est l'usine Lipton qui est partie pour aller je sais pas trop ou en inde ou quelque chose comme ça. pourant ça semblait bien marcher. et du jour au lendemain ils ont annoncé qu'ils fermaient. le ministère il ne devrait pas permettre ça, parce qu'il peut toujours s'occuper de recherche (pour moi la recherche c'est les scientifiques qui font des produits chimiques et des des ordinateurs pour faire lever les rideaux, je rigole rien qu'en pensant a cetet vision) si il peut pas concerver les emplois qui existent déja, ça ne sert a rien.
 
Connecté Connecté
 
je finis ma lessive et j'arrive tout de suite
  L'administrateur a désactivé l'accès public en écriture.
#34016
BLudo
Le libre arbitre n'est réel que s'il est raisonné.
Personne n'est hors ligne Cliquez ici pour consulter le profil de cet utilisateur
Sexe: Masculin Lieu: Paris Date anniversaire: 01/01
Re: Pour un ministère de la recherche et de l’industrie Il y a 1 Année, 2 Mois Karma: 3
Je travail en R&d et niveau brevet ne t'attend pas a quelque chose de sérieux du cote des PME, un ou deux cas ne serait faire une généralité probante, et encore les grands groupe "créer" quelque fois des filiales type "PME" pour des raisons toute bonnement pecuniere et pas de conscience humaniste orienté nouvelle technologie pour le bien de tous.
Maintenant avec des règles plus "strictes" niveau aide, pourquoi pas.
 
Connecté Connecté
  L'administrateur a désactivé l'accès public en écriture.
Revenir en haut